L'Impératrice

MATAHARI LP

Sans choisir entre variété moderne et disco galactique, L'Impératrice est devenue en quelques EPs un pilier du renouveau pop à la française. Leur très attendu premier album « Matahari » est aussi insaisissable que l'espionne, danseuse et courtisane qui lui prête son mystère et son nom. Réalisé par Renaud Létang (Feist, Gonzales...) aux mythiques studios Ferber, il est à classer en directe descendance d'une certaine 'french touch' avec ses intrigues pop ("Erreur 404", "Masques") et autres machines infernales à danser ("Matahari"). L'Impératrice est en concert au Casino de Paris les 3 et 4 avril (complet) et en tournée dans toute la France - à sa conquête.
L'Impératrice — Matahari,
sortie le 2 mars 2018 chez microqlima records.

CLIPS

EN CONCERT

* Le 4 avril au Casino de Paris (COMPLET) — nouvelle date : 3 avril ! (TICKETS)

HISTOIRE

C’est une seule couronne, mais mille visages. Pas de hasard alors si le premier album s’intitule «Matahari», personnage insaisissable par excellence. Ainsi cette pochette signée du londonien Mat Maitland, où L’Impératrice n’a pas dévoilé son visage. Aventurière discrète mais majestueuse, la démarche altière et les gestes cinématographiques - le gun smoke s’échappant de la bouche. L’Impératrice, à la fois paravent et avatar mystérieux autorisant à susciter le fantasme, n’est que le nom matérialisé de ce que le groupe parisien à six têtes couronnées exprime musicalement : une certaine sensibilité, de féminité et d’élégance. La Wonder Woman du sentiment, qu’elle soit installée à bord d'un Boeing 777 côté hublot ou tirée par un attelage éreinté sous la neige, voyage depuis 2012 d'une contrée spatiale à l'autre sans sembler saisir les frontières entre french touch des nineties, variété moderne ou disco galactique, et devenue depuis l'un des piliers du renouveau pop à la française. En 2017, La Cigale à Paris affichait déjà complet en l’espace de deux semaines. On peut mesurer le chemin parcouru par L’Impératrice depuis sa première apparition à la cour sur la pointe des pieds en 2012. Fort de ce bonheur, le groupe prenait à nouveau les paris au Casino de Paris pour le 4 avril 2018. Les 2000 places sont aujourd’hui elles aussi parties, mais bonne joueuse, Son Altesse replace toute la mise gagnante sur un seul numéro : seconde date le 3 avril. Bien que la poignée de titres disponibles (3 EP dont «Odyssée» en 2015 qui marque l’arrivée d’une voix impériale incarnée par la chanteuse Flore Benguigui et le début de l’attention portée au projet), comptabilise aujourd’hui plusieurs dizaines de millions de streams, le groupe a fait le choix net d’être indépendant. Et pour grimper une marche vers le trône et prolonger le voyage en famille, à l’été 2016, L’Impératrice rejoint microqlima records (Pépite, Isaac Delusion...), le label fondé par Antoine Bigot, conseiller de l’ombre depuis la première rencontre il y a quelques années. L’infinité de facettes de la plus célèbre espionne porte en reflet la diversité de genres de ce premier album. La thématique est romanesque : on écoute la bande originale du feuilleton Matahari. Dans ce roman de gare peuplé de personnages sans visages, le premier single «Erreur 404» était un roman photo à l’eau de rose, la suite est traversée d’une «superfiction galactique» («Ma Starlight»), de paysages urbains (“J'entends les murmures de la ville…” - «Paris»), et l’on y trouve du disco fantastique, une balade aigre-douce pour la route des «Vacances», des chansons d'amour et de coeurs dépités (“Échec et mat sous la pluie…”), un éloge de la lenteur et une rencontre du 3ème type... Ce film raconte d’abord la tromperie des sentiments, le manège des illusions. À l’image d’une fausse danseuse orientale et des masques que l’on portait au bal, c’est la liberté de mentir sans aucun complexe qui est revendiquée. Aussi, le choix du nom L’Impératrice était depuis le commencement un hommage à la toute puissante féminité. À une poésie fragile, devant laquelle chacun·e finit par s’incliner : «Tu pourrais m'offrir la lune / Moi je m'ennuierais tout autant…» chante-t-elle sur «Masques». Mais enfin, sous l’apparente candeur, c’est aussi l’attraction du danger qui est dépeinte dans ces chansons. Matahari est double, triple, mais sincère dans ce vice. L’Impératrice rejoint cette transgression pour son côté hors tendance, hors mouvement, à contre-courant des modes et sans ancrage. Ici se cache peut-être aussi la profondeur d’un album : la dangerosité sous l’apparente innocence (“Sous mon masque d’enfant…”), et la complexité de la musique sous l’apparente évidence des balades. En effet, la super-formation parisienne porte un bagage lourd : celui d’une formation musicale stricte et pointue, interprètes et arrangeurs excellents, pour certains violoniste et contrebassiste en orchestre. Aujourd’hui, si chacun peut s’improviser musicien, comment utiliser à bon escient un savoir-faire harmonique pour une musique actuelle et moderne ? Purs enfants de leur époque, les membres de L’Impératrice distillent inconsciemment la sève de ce qu’ils écoutent tous les jours : le Super Rich Kids de Frank Ocean côtoie dans leurs oreilles Flower Boy de Tyler The Creator ou Unmastered de Kendrick Lamar, jusqu’aux innombrables pépites disco-funk et pop glanées dans les fêtes parisiennes. L’Impératrice transcende aussi un certain héritage français : on peut goûter dans «Vacances» une référence à Cortex et Nino Ferrer, dans «Là-haut» le Moon Safari de Air, et ailleurs quelques phrases évoqueront Michel Legrand ou François de Roubaix. Les six artistes à la solde de Sa Majesté sont entrés en studio chez Renaud Létang à Ferber (Paris) au printemps 2017 pour la réalisation et le mix. Le personnage qui a contribué à lancer Feist, Connan Mockasin, Gonzales, Manu Chao, et bien d’autres, les a aidés à puiser dans les bonnes inspirations pour produire un disque cohérent, ne laisser aucune note au hasard et respecter l’éclairage sentimental et sincère des maquettes. Cela pour finalement devenir eux-même, petits princes d’une génération qui prend et réinvente. L’Impératrice n’est pas une reprise de formules à succès, mais puise de la musique son allure cinématographique, ses secrets les plus retranchés, pour en sertir sa couronne et conquérir 2018. Pour aboutir au titre éponyme «Matahari», bombe dansante instrumentale de 7 minutes et avatar d’une Jackie Brown héroïne de genre, L’Impératrice ressentait profondément le fantasme de recréer au goût moderne un morceau disco intemporel. Une basse plus lourde qu’un rouleau compresseur, et comme sceau de qualité la maîtrise historique des arrangements de Eumir Deodato (Aretha Franklin, Kool & The Gang…). Selon la légende, le seul Homme sur Terre qui aurait osé dire de son contemporain Quincy Jones : «Il ne vaut rien». Deodato se trouvant être dithyrambique à l’écoute de la démo, il accepta de travailler avec les petits jeunes français. La boucle est bouclée : les générations se rencontrent sur ce titre, Matahari vit plusieurs vies. Mythomane inspirée, mythe fascinant traversant les époques, agent triple, séductrice sans scrupules et sans frontières. Si l’espionne se joue des limites, la monarque traverse les époques : c’est la musique de L’Impératrice, s’inspirant de tous horizons et du grand mélange de notre temps.

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